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Séminaire des doctorants


Ce séminaire a vocation à être ouvert à d’autres laboratoires (IHP, LPL, LCP, CIELAM...) ainsi qu’aux masters 2. N’hésitez pas à faire passer l’information !!

Chaque séance se déroulera un mardi par mois dans la salle 2.44 de la Maison de la Recherche de 14h à 17h. Salle à vérifier au cas par cas.

Il n’y a pour le moment qu’une intervention par séance, n’hésitez pas à vous manifester si vous souhaitez participer.

A chaque fin de séance, un moment convivial est prévu, n’oubliez pas d’apporter quelque chose à boire et à grignoter.

Organisateur : Thomas Bellon

Contact : thomas.BELLON@univ-amu.fr



Programme 2020-2021


- Séance du 20 octobre 2020 - Joachim Haddad

Titre : L’évolution du thème des deux cités dans l’œuvre augustinienne

Résumé : Augustin formule dans La Cité de Dieu sa doctrine des deux cités, la cité terrestre et la cité de Dieu, en lutte dans l’histoire humaine jusqu’à leur séparation lors du jugement final. L’objectif de cette communication n’est pas simplement de retracer l’évolution de cette doctrine à travers quelques étapes clés, mais de comprendre comment elle a pu se former autour de deux dimensions clés : la dimension historique, ou plus exactement eschatologique, et la dimension collective. En voyant progressivement émerger ces thèmes, et en les remettant dans le contexte général de l’œuvre augustinienne, le but est de formuler des hypothèses de lecture qui permettent de rendre compte de la mutuelle imbrication de ces deux dimensions.

Vous pouvez également y assister à distance sur Zoom à l’adresse suivante : https://univ-amu-fr.zoom.us/j/99875817091?pwd=MWtCeW02MTN6RVVoTHFseFZDUUxyUT09
ID de réunion : 998 7581 7091
Code secret : 4CtaZy


- Séance du 27 janvier 2021 (attention changement de date)

Durant cette séance nous aurons l’occasion d’écouter « La convention chez Pierre Duhem et Louis Rougier » (Lucas Roumengous),

Résumé : Pierre Duhem et Louis Rougier sont deux auteurs qui s’inscrivent dans le courant du conventionnalisme au tournant du XXe siècle. Je vais revenir sur l’introduction de la notion de convention puis expliquer ce que signifie l’usage qu’en fait Duhem au niveau de la théorie physique et comment cela entraîne son refus du réalisme scientifique. En parallèle, j’aborderai la différence de traitement que fait Rougier de la convention, et comment cela se répercute sur la critique du réalisme qui le caractérise,

et dans un second temps, nous écouterons « Raison et sympathie dans le Traité de la nature humaine de David Hume » (Julia Vincenti).

Résumé : Cette communication consiste en une introduction au concept de sympathie chez Hume conduisant à l’hypothèse de l’union des trois livres du Traité de la nature humaine par la redéfinition de la raison comme passion calme. Pour qui ne connait de Hume que le problème de l’induction, l’introduction d’un concept qui sort du champs de l’épistémologie peut paraître déroutant. Pour appréhender le rapport entre sympathie et raison, il faut voir derrière la thèse humienne de l’asservissement de la raison aux passions une tentative de décloisonnement entre passion et raison, c’est-à-dire une participation active des deux régimes à leurs développements respectifs. Je tenterai de présenter dans un premier temps, la légitimé de ce concept à travers son intérêt méthodologique, avant d’aborder la construction plus complète de la raison nouvellement définie par Hume.

Lien ZOOM : Sujet : Séminaire des doctorants CGGG - Janv. 2021
Heure : 27 janv. 2021 02:00 PM Paris
https://univ-amu-fr.zoom.us/j/91790520390?pwd=Z0txeHI0SFJXMzQ0N2tBY2xuSTlqQT09
ID de réunion : 917 9052 0390
Code secret : 611949


- Séance du 16 février 2021 - ATTENTION SALLE 3.43

Titre : L’unité problématique de la pensée pascalienne : remarques sur le statut des modèles mathématiques (Thomas Bellon)

Résumé : La nature fragmentaire (brouillons, textes lacunaires, feuillets manquants) et la diversité de l’œuvre de Blaise Pascal (mathématique, physique, théologie), rendent problématique l’interprétation unitaire sa pensée. Conciliant un haut degré de technicité scientifique et un dépassement mystique sincère et engagé, la pensée de Pascal marque une série de discontinuités qui interdisent de comprendre l’ensemble de ses réflexions dans une homogénéité systématique. Dès lors, c’est dans la possibilité d’une articulation théorique des domaines hétérogènes de la science et de la religion que les commentateurs ont espéré déceler la consistance philosophique de la pensée pascalienne. Cette présentation est l’occasion de formuler quelques remarques méthodologiques sur le type de lecture qui vise à identifier une grammaire commune à l’ensemble de l’œuvre et à partir de laquelle pourrait être dégagée une unité problématique fondamentale. Plus précisément, nous porterons notre attention sur les avantages et les limites de l’usage des modèles mathématiques en vue d’une telle interprétation.

Lien Zoom : https://univ-amu-fr.zoom.us/j/99985988641?pwd=dHZQTjRHYUdab28xOS80T3U2ZHc4dz09
ID de réunion : 999 8598 8641
Code secret : 648190

Accès à la salle : 4 places à pourvoir


- Séance du 23 mars 2021

Titre : « Outil théorique ou entité réaliste : le cas de la matière noire » (Simon Beyne)

Résumé : Les sciences théoriques, et en particulier la physique et la cosmologie, nous ont appris depuis longtemps à admettre l’existence d’entités théoriques dont l’existence n’est pas attestée par une observation directe ; au sens naïf d’une perception visuelle à notre échelle, et non médiatisée par divers instruments et intermédiaires théoriques. Nous ne voyons pas, au sens ordinaire du terme « vision », par exemple : une particule élémentaire ou un champ électromagnétique. Malgré cela, on accorde toujours à l’« observation scientifique » ou à la « détection », un rôle décisif pour nous engager ontologiquement envers l’existence des entités théoriques. L’hypothèse théorique de la « matière noire » a connu une succession de métamorphoses au cours de l’histoire mouvementée qu’elle a connue au vingtième siècle. Cette histoire fournit un matériel d’analyse riche et fécond à la réflexion philosophique sur les liens entre observation et engagement ontologique. Chacune des étapes de cette histoire nous a en effet amené à réviser la définition de cette entité problématique qu’est la matière noire, et à changer son statut théorique et le mode d’accès observationnel, plus ou moins indirect, que l’on envisageait théoriquement à son propos. La matière noire est ainsi devenue un des exemples canoniques, dans la physique du vingtième siècle, de ces « objets sombres » qui se manifestent par leurs interactions (avant tout gravitationnelles) avec la manière visible ordinaire, mais sans émettre le moindre rayonnement électromagnétique.

Lien ZOOM : https://univ-amu-fr.zoom.us/j/98437979390?pwd=d2ZKeWR2REJ5bUw0TXkzMnROdmxtdz09 ID de réunion : 984 3797 9390 ; Code secret : 001238

- Séance du 4 mai

Titre : « Des classifications naturalistes du 18ème siècle aux banques de données de biodiversité : usages et enjeux du développement des big data en écologie. » (Léo Trocmé-Nadal)

Résumé : Le concept de « Big data » s’est développé au cours des dernières décennies, avec l’essor de l’informatique et de la télécommunication, en premier lieu dans les domaines de l’industrie du numérique et du commerce. Les discours qui accompagnent le développement des technologies de recueil, de stockage et d’analyse automatisée de données massives, désignées habituellement par le terme « big data », relèvent d’une forme d’économie de la promesse. Il est dit par exemple que ces développements récents de l’informatique conduiraient à une véritable révolution scientifique : ils permettraient notamment une transformation profonde des pratiques de recherche et de la place accordée à la théorie dans le processus de production de connaissances. L’objet de cette présentation sera d’analyser et de nuancer les débats et les espoirs générés par ce type de discours dans le cadre plus circonscrit de l’écologie. Un détour par l’histoire de la discipline permet tout d’abord d’éclairer et de relativiser la nouveauté des pratiques et des enjeux soulevés par le développement de larges bases de données écologiques. En effet, si l’on considère l’étude des organismes et de leurs milieux, les pratiques d’accumulation massive de données, ainsi que leurs corollaires théoriques, ne sont ni nouveaux ni circonscrits au développement relativement récent de l’informatique. La tradition de l’histoire naturelle, dont hérite l’écologie, a été fortement marquée par les pratiques de collecte et les systèmes de classification de la nature et du vivant du 18ème et du 19ème siècles. Puis, sous sa forme numérique, la poursuite d’un objectif de recueil synoptique de données écologiques remonte en réalité aux grands programmes de recherche globale initiés durant la guerre froide (International Geophysical Year, International Biological Program). L’histoire de la discipline et de ses spécificités théoriques et méthodologiques semble suggérer que le développement des big data en écologie constitue une forme de renouvellement ou d’hybridation de traditions scientifiques plus anciennes. Après avoir discuté ces dynamiques, je présenterai plusieurs hypothèses et analyses concernant les usages possibles des big data écologiques, ainsi que leurs implications épistémologiques et axiologiques.

Lien zoom : https://univ-amu-fr.zoom.us/j/97339720400?pwd=L3VpWlVkYWpub0JpSXpOc0Qxd0dkZz09