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Séminaire commun


Le séminaire commun traite de thématiques choisies pour un an ou plusieurs années. Ces thématiques sont liées à des questions à vocation interdisciplinaire concernant la philosophie dans ses rapports aux disciplines scientifiques, au sens large du terme, et aux savoirs. Nous chercherons à traiter ces questions par une approche épistémologique comparative comme G.-G. Granger a pu la définir. On entend donc par épistémologie comparative, une étude des tentatives de la philosophie à dégager des traits généraux de la connaissance et de la réalité par le biais de la confrontation avec les sciences. Cette étude n’a de sens que si elle est entreprise simultanément dans toutes les disciplines scientifiques fondamentales et elle n’a de valeur que si elle se tourne à la fois vers le présent des problèmes de ces disciplines et vers le passé de leur développement.

Pour l’année 2019, nous avons choisi de rester sur le thème Sciences et philosophie : le naturalisme en question.
On rencontre de plus en plus souvent ce terme de « naturalisme » dans la philosophie des sciences et en épistémologie aujourd’hui, et ce séminaire se propose d’analyser le débat contemporain autour de cette question.
Mais avant cela, nous étudierons l’origine du naturalisme et son évolution au sein du débat philosophique, en nous appuyant sur la position d’un anti-naturaliste, tout d’abord, E. Husserl, puis sur celle d’un naturaliste, W. V. O. Quine.

Les archives des précédentes séances du séminaire commun se trouvent en bas de page.

Ce séminaire se déroule une fois par mois (voir la programmation au fur et à mesure).

Lieu : Université d’Aix-Marseille, site Saint-Charles, salle du Centre Granger, bâtiment 5, escalier 2 (bloc-B), 7° étage, salle 701..

Organisation : Ph. Abgrall et G. Crocco


Programmation 2019 :

  • Mercredi 16 janvier 2019 de 15h à 19h.

Cette séance sera composée de deux présentations :

15h00 – Paola Cantu (Centre Gilles Gaston Granger). Théorie de l’argumentation et empirisme logique à la base du naturalisme scientifique en sciences sociales.

En comparant des présentations contemporaines du naturalisme scientifique issues de la perspective des sciences sociales (Caro and MacArthur, 2008, Livingstone Smith, 2016) et de la physique (Papineau, 2016), on soulignera le rôle de la théorie de l’argumentation et de l’empirisme logique, en suggérant qu’en sciences sociales l’enjeu du naturalisme n’est pas prioritairement le réductionnisme ni l’autonomie de la philosophie, mais plutôt la démarcation entre sciences sociales et sciences dures ainsi que la possibilité de justifier le rôle causal des généralisations inductives.

17h00 – Jean-François Bret (Collège des Humanités - EPFL, U. de Lausanne). Une archéologie du programme épistémologique foucaldien : « La situation de Cuvier dans l’histoire de la biologie »

L’article de Michel Foucault intitulé « La situation de Cuvier dans l’histoire de la biologie » publié en 1970 dans la Revue d’histoire des sciences, a souvent été lu comme un texte secondaire.
Peu commenté par les spécialistes de Foucault, il est pourtant profondément programmatique, en particulier pour essayer de saisir le laboratoire épistémologique que se donne Foucault après Les Mots et les choses (1966) et L’archéologie du savoir (1969).
Il permet de préciser, en effet, combien Foucault avait patiemment entrepris de réfléchir alors à la question des transformations, de la vérité ou encore des marges. Cette séance me permettra de revenir sur les interstices de ce texte, de renouer les fils d’un argumentaire, mais surtout de mettre en lumière quelques uns des raisonnements inédits de Foucault.


Archives des interventions pour le séminaire commun du Centre Granger :

Archives 2017-2018
Archives 2016-2017
Archives 2015-2016
Archives 2014-2015
Archives 2013-2014
Archives 2012-2013
Archives 2011-2012